Regardez-vous...nous sommes là!!

L'ubiquité toute entière de l'épok !

Tableaux  : 2002 et 2004

Paroles : 2007


La Série Noire de renaR - 16 personnages - ces "gueules noires", ou ces "têtes cassées" comme certains les ont appelées, qui deviennent aussi l'allégorie de l'Emergence d'Identités Autonomes d'un Peuple tout Entier. Cette allégorie n'a été pensée qu'après, je veux dire après qu'aient été "créés" sur le papier ces personnages. C'est comme une projection de mes pensées actuelles sur le monde social, en me demandant "Qui pourraient être ces types, là, que je viens de dessiner...? Que peuvent ils faire? Que pensent ils...?". Mes projections se sont naturellement penchées sur le fait que ces gens font parti de ce monde, ici et immédiatement. Qu'ils "existent" : c'est vous, c'est nous... D'autres y voient naturellement mes propres douleurs, immédiates...et vives. C'est ainsi. Les deux sont probablement valables : à vrai dire, ces dessins au fusain ont d'abord été dessinés sans recherches préalables, sans "travail", à l'instinct. Je préfère assumer le fait qu'ils fassent partie du monde social, et affirmer leurs convictions, affirmer qu'ils "sont", et qu'ils ne sont donc précisément pas qu'un "reflet" du monde ou de moi même : Regardez-vous, nous sommes là... C'est aussi la volonté de ne pas nier la portée politique, sociale, psychanalytique de toute création.



INSPIRATION DU SOIR / D'un Cri, à la présence d'un regard mercenaire.


INSPIRATION DU MATIN / D'un Cri, à la présence d'un regard mercenaire.


PAROLES : 2007  "Mais qui sont donc ces types, là, que je viens de dessiner...?"


Perception : c'est l'émergence d'Identités Autonomes d'un Peuple tout Entier.

Intervention : l'art n'est ni Miroir ni Reflet, il est !

Nous ne sommes plus les enfants de Dubuffet et Cy Twombly, mais ceux de Jean-Michel Basquiat et Tyler Durdon...

Nous ne sommes plus "Foulien" mais "l'un et le multiple"...

Nous ne sommes plus Dadaïstes, ni même Situationnistes, encore que.

Nous sommes là, regardez-vous...l'ubiquité tout entière de l'épok, nous sommes ses artères ses nerfs et ses poumons, ses faiseurs d'art et ses dégénérés, ses dé-constructeurs ses pirates et ses indigènes ..., probablement ses dissidents. Nous ne le savons pas tout à fait, pas encore.

volontéS. "Intoxiqués par notre épok", nous en sommes l'ubiquité tout entière et tels des poissons hors de l'eau, nous nous tortuons sinueuse-ment, emmenés par nos propres besoins d' Oxygène et de Vie...

Alors on court, on crie, on se déchire souvent, on s'essouffle, on pleure parfois, de joie ou de souffrance...simplement parce que nous souhaitons Vivre. Comme vous.

Nous vacillons partout, observons le tout dans ses entités particulières, avides. Nécessairement.

Et connaissons désormais les murs autour de nous : un sable mouvant, d'égoïsme.

Nous nous appliquons à vivre entier, toujours. Rester Vrai ! Quitte à s'éloigner des gens...

Nous cherchons l'équilibre, tels des funambules dans la « nouvelle architecture du monde » aux parois molles et infiltrées.

L'épok est au suffoque-ment, impalpable. Et nous avons du mal à sourire d'elle.

Nos joies pourtant, sincères et quotidiennes...dans l'Amour, l'Amitié, ou la Famille.

Nous aimons partager, simplement.

Nous aimons rire aussi.

Aux éclats, et respirer.

Il faudrait aller vite.

Il faut aller vite.

Dé-constructionS.

Et le syndicalisme officiel, prétexte à l'illusion contestataire brade la contestation comme Beigbeder brade Lafayette : « Mobilisation nous, 20% de raisons en plus d'y participez ! » ; « Hyper-manifs U. La manif pour tous ».

Des pots de nutella en somme.

Désir onctueux de gargarisme. S'entourant d'une horde de cultureux et

s'applaudir de nos participations, mêmes imparfaites et gerber la culpabilité... « nous au mois y étions... »

Se penser Yoda se voilant d'être sur le trône de Vador : pré-penser la « liberté de nos choix », niant la complexité et brader nos idées.

Tout ça est exécrable : brader l'intelligible, ... et brader la révolte et tricher. Et mentir.

Et tricher.

Et mentir.

Agir en sommes, de la même manière que ceux montrés du doigt...

Je hais les tricheurs, et l'injuste. Viscéralement.

Je veux dire « nous ».

L'Amour n'est pas un avatar et encore moins un étendard.

L'amour est - là - dans nos vies. Dans nos engagements, dans nos manières d'être ou d'appréhender.

Limites.

L'égoïsme reste le mal, partout.

Et l'ethnocentrisme. Et le sociocentrisme aussi. Concepts.

La Branchitude est nos œillères. Elle est perverse.

Partout.

Chez ceux qui montrent du doigt. Ou pas. Prétentieux de « parler à la place de » sans jamais vraiment « faire avec ». Il s'agit de la plupart d'entre nous.

La tare des gauchistes.

La branchitude n'est pas un look.

Considérer que nos idées sont bonnes (meilleures) par leur nature même, est exécrable.

Alors c'est quoi être de gauche ?

Re-construction.

« Tout ce qui est fait pour nous, sans nous, est contre nous. »

Le chant des possibles doit s'épanouir.

Nous aimons avoir le temps, et ne sommes pas en retard sur ce monde...

Non, vraiment pas.

Le chant des possibles doit s'épanouir.

Nous sommes les identités autonomes.

Des « identités en Crescendo » : les oeuvriers aguerris des contradictions entre un marché libéral sans complexes et les fourberies autoritaires des régulations publiques d'Etat : nous sommes ses libéraux non profit-ables. Nous sommes ses "Créatifs Culturels", ses Travailleurs de l'Immatériel, ses Travailleurs Autonomes, ses reflux en jachère. Une jachère « d'âme-à-rage », de sages en ébullition, en devenir. Des penseurs nomades en postures vivantes, la béatitude nous emmerde et oeuvrons au dépérissement de la pensée Universelle...ou pour dire juste, de « l'Universalisme », les post-modernes ont tué l'idée de certitudes, la Shoah a tué la rationalité, les gauches ont gâché nos confiances et l'Etat préfère toujours l'injustice au désordre... Nous sommes les libéraux libertaires, la psychiatrie gauchiste, la marginalité désignée lorsque nous revendiquons nos existences, mais nous comptons bien vivre ici, et immédiatement, et œuvrer aux changements du possible.

Nous sommes de notre temps et acceptons le meilleur de la modernité. Nous n'avons pas honte.

Nos imaginaires, en perpétuelle jachère.

Dans le meilleur comme dans le pire...l'égoïsme reste notre mal.

Et - Nous - sommes là, oui...regardez-vous...de simples portraits de chaire, pigmentés de fusain, collés au pied du mur.

Nous sommes tous là, et l'art, qui n'est ni un miroir ni un reflet, est...

Ici, posé, pied à terre et suspendu. C'est vous, c'est nous.

Nous nous occupons de notre lumière, pour notre propre équilibre.

Temporaires. Funambules. Travailleurs. Autonomes. Créatifs. Nomades. Dissidents. Intellos. Spiritueux. Libéraux non profit-ables. Libertaires. Amoureux.

Nos joies sincères et quotidiennes.

Pour notre rayonnement.

Qu'on se comprenne.

« On ne sauve pas celui qui n'se sauve pas lui-même... ». Non.

Alors on court, on crie, on se déchire souvent, on s'essouffle, on pleure parfois, de joie ou de souffrance...simplement parce que nous souhaitons Vivre. Comme vous.

Nous ne voulons plus de ces pseudos révolutions. De ces pseudos contestations. De ces pseudos révoltes. De toutes ces « bonnes raisons » de s'agripper à ces révoltes -sensées-, mais clientélistes. Des os en pâtures.

La foule se tait si bien dans l'intimité.

Mascarades.

Gueule du loup.

Circulaire.

...

« -âme à rage- Il est temps pour nous d'accoster... »

« La liberté appartient à ceux qui s'en approprient les conditions ».


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Réflexions inspirées par :

DISSENSUS

Yltc

Ben MC Dude

Rocé

Rockin'squat

Jean Zin - André Gorz

Camille De Toledo - Hakim Bey

Un Proverbe Malien

Ainsi qu'un critique d'art dont j'ai oublié le nom...

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